|
Accueil / Forum / Photos
|
9 visiteurs actuellement sur le site (0 membre connecté) |
‘Après tout, c’est un homme comme les autres : il va aux toilettes comme tout le monde, et lui aussi parfois, il a des gaz’…voici ce dont j’essayais de me persuader 5 minutes avant d’avoir au téléphone Klaus Meine, LA voix du rock (avec Dio), l’homme qui a vendu plus de 60 millions d’albums avec Scorpions, groupe intemporel qui fait déjà partie du Panthéon du hard rock alors qu’il est encore bien vivant et plus en forme que jamais.
Mais non, Klaus Meine n’est pas un homme comme les autres. Ce type a le don rare d’arriver à faire pleurer un homme en faisant vibrer ses cordes vocales, à faire headbanguer ma mère sur Catch your train, et à vous donner l’impression que les 30 minutes qui vous sont allouées pour l’interviewer ont duré à peine dix secondes.
Interviewer son idole est tout de même assez compliqué : vous êtes partagés entre une irrépressible et égoïste envie de lui dire combien sa musique est importante pour vous, combien elle vous aide à surmonter votre quotidien, et entre la nécessité de poser vos questions parce qu’après tout, c’est pas tout ça, mais on a un album à vendre !
Interview donc très spéciale pour moi vous l’aurez compris, qui n’échappe pas aux écueils des réponses préconçues, mais qui a la modeste prétention de montrer que même en 2007, Scorpions c’est toujours de la balle !
Entretien téléphonique réalisé par un Gegers tout tremblant le 03/05/2007.
- Gegers : Question simple pour débuter : comment ça va ?
- Klaus Meine : Eh bien je vais très bien ! Je suis actuellement en train de me préparer pour la tournée qui va bientôt débuter. Nous sommes tous très excités de commencer notre tournée en France, et qui plus est le jour de la sortie de l’album, puisque le 14 mai nous serons au Zénith de Paris. Dans le reste de l’Europe et du monde l’album sortira un peu plus tard, le 25. Nous avons décidé de privilégier la France et de sortir l’album plus tôt chez vous, de façon à ce que les fans puissent à la fois écouter le nouvel album et nous voir en concert le soir même. Je peux te dire que nous sommes vraiment très excités, mais il n’y a plus que quelques jours à patienter !
- Unbreakable, votre dernier album, est sorti il y trois ans. Quel regard portes-tu aujourd’hui sur cet album, et quel bilan tires-tu des trois dernières années?
- Eh bien je pense que cet album nous a permi de regagner la crédibilité que nous avions perdu dans les année 90, une décennie qui a été assez difficile à vivre pour nous en particulier et pour le hard rock en général, car peu de groupes de rock ont survécu à la vague de musique alternative du début des années 90. Ces années ont donc été un cap assez difficile pour nous. Et après être revenus sur le devant de la scène avec deux side-projects, l’album avec l’orchestre philarmonique de Berlin et Acoustica, deux albums qui ont eu beaucoup de succès, nous avons décidé de renouer avec nos racines et avec les éléments qui ont façonné Scorpions. Avec Unbreakable nous voulions nous rappeler au bon souvenir des gens et leur montrer que Scorpions sait toujours faire du rock. Cet album était une sorte de rappel des troupes : Eh les gars, nous sommes de retour!
- Unbreakable est un album qui renouait avec vos racines, et même s’il n’a pas reçu la production qu’il méritait, tout du moins en France, il a connu un certain succès auprès de vos fans. Pourquoi alors avoir décidé une nouvelle fois de changer d’orientation musicale et enregistrer un album très typé moderne, alors qu’il aurait été peut-être plus facile pour vous d’enregistrer un Unbreakable bis ?
- C’est vrai que cela aurait été plus simple. Mais que veux-tu, la vie continue. Après Unbreakable, nous nous sommes retrouvés à un croisement, et nous nous sommes posé la question : ‘Quelle route suivre ?’. Unbreakable avait montré aux gens que nous étions toujours là, et la question qui s’est posée à nous a été la suivante : souhaitons-nous sonner comme dans les années 80, ou souhaitons nous aller de l’avant et montrer que Scorpions n’est pas un groupe daté et est bien vivant aujourd’hui, en 2007 ?Avec ce nouvel album, nous avons essayé de conserver la ‘signature’ Scorpions tout en allant de l’avant en tant qu’artistes. Je pense que nous avons là un nouvel album vraiment très solide mais que nous avons réalisé ‘à l’ancienne’. Ce que je veux dire par là, c’est que cet album est à appréhender comme un tout, ce n’est un album dont on peut télécharger un ou deux morceaux sur le net et laisser le reste de côté. Ce disque est une entité que l’on ne peut pas segmenter, et j’espère vraiment que les gens l’écouteront en entier.
- Un single est-il prévu ?
- Oui je pense qu’une sortie en single est prévue pour le morceau ‘Humanity’. Lorsque nous sommes rentrés de Los Angeles nous avons joué ce morceau à Bruxelles, au concert commémoratif des 50 ans de l’Union Européenne. Nous pensons que c’est un morceau vraiment très bon et la puissance de ce morceau nous a laissé à penser qu’il serait parfait pour un passage télé. Et du fait que le show était diffusé partout en Europe, nous voulions vraiment faire forte impression! Notre choix de jouer ce morceau a été le bon puisque dès le lendemain il était sur Youtube et avait fait le tour de la planète. Nous avons eu des échos très positifs. ‘Humanity’ n’est pas forcément le morceau le plus évident pour une sortie single, mais il dégage une puissance phénoménale, c’est pourquoi nous l’avons choisi.
- Ici en France nous avons déjà pu entendre certains morceaux du nouvel album à la radio, comme ‘Hour 1’ ou ‘The game of life’…
- Quelle a été la réaction des gens ?
- Plutôt positive, même si le côté indus’ fort prononcé de ‘Hour 1’ a surpris pas mal de monde.
- Ok je vois. C’est tout à fait normal. Ce morceau est le fruit d’une collaboration avec plusieurs compositeurs. Le fait d’avoir John 5 qui nous a beaucoup aidé sur ce morceau est un plus, car cela nous permet de faire une transition entre nos racines classic rock et une musique plus moderne. Nous sommes très ouverts à toute forme de suggestions, et rien n’est plus ennuyeux que de se répéter et de refaire toujours les mêmes choses. Mais attention cela ne veut pas dire non plus que nous allons sortir un album expérimental. Nous voulions juste pousser encore plus loin ce que nous avions commencé avec Unbreakable et sortir un album plus mûr, avec des paroles profondes qui reflètent ce qui se passe actuellement dans le monde. Et ce morceau, ‘Hour 1’, avec quelques autres, comme ‘Love is war’ ou ‘The cross’, reflète très bien notre vision assez pessimiste et sombre du monde dans lequel nous vivons.
- Tu es celui qui a écrit la grande majorité des paroles pour le groupe. Or, en regardant les crédits des morceaux du nouvel album, je remarque que la plupart des paroles ont été écrites par d’autres personnes. J’ai du mal à croire que tu aies perdu l’inspiration !
- (rires) Non non pas du tout! Je ne crois pas que moi ou qui que ce soit d’autre dans Scorpions ait perdu l’inspiration. Lorsque nous avons décidé de collaborer avec Desmond Child, c’était bien entendu en partie pour ses qualités de producteur, mais aussi parce que c’est un compositeur de génie. Il a composé tellement de tubes pour Bon Jovi, Aerosmith, Kiss…C’était vraiment important pour nous de trouver le bon collaborateur pour cet album, de façon à ce que nous puissions aller de l’avant et sortir un album non seulement béton, mais qui ferait également honneur à notre passé. Quand nous avons contacté Desmond pour travailler avec lui, nous lui avons dit qu’il prendrait part à la composition des morceaux et que nous espérions qu’il nous apporte des idées vraiment intéressantes, de façon à ce que nous puissions travailler de façon productive ensemble.
Mais il n’y a pas que Desmond qui nous a filé un coup de main. Nous avons également bossé avec James Michael et quelques un des meilleurs compositeurs du monde du rock, comme Eric Bazilian (Journey, Prince, Zucchero…) et Marti Frederiksen (Def Leppard, Aerosmith…) qui avaient déjà travaillé avec nous par le passé. L’équipe de composition était donc formée de têtes familières, la seule différence étant que cette fois-ci nous leur avons ouvert grand la porte et les avons invité à collaborer tous ensembles. Nous voulions tous arriver à faire un album exceptionnel ensemble, et j’espère que ce disque sera un grand pas en avant pour la musique rock.
- Marti Frederiksen et Eric Bazilian, qui ont travaillé avec vous sur Eye to eye et Unbreakable, sont également crédités sur cet album effectivement. Cela veut-ils dire que les morceaux sur lesquels ils sont crédités sont des chansons issues des sessions de travaile de ces deux albums?
- Non pas du tout. Il y a effectivement quelques morceaux que nous avons laissé de côté lors des sessions de composition d’Unbreakable, mais nous ne nous en sommes pas servi sur Humanity – Hour 1. Peut-être que nous les utiliserons un jours, car certains sont vraiment bons. Rien sur Humanity – Hour 1 ne provient d’anciennes sessions de travail. Le morceau ‘The game of life’, que tu as entendu à la radio est un morceau que j’ai composé l’an dernier avant d’aller à Los Angeles. Je suis allé à Stockholm pour quelques jours et j’ai écrit cette chanson avec deux compositeurs Suédois, , Mikael Nord Andersson et Martin Hansen, qui sont les producteurs du groupe The Rasmus. Ce sont des gens très sympas et très talentueux. Lorsque nous nous sommes rendus à L.A., je pensaise écrire de nouvelles paroles pour cette chanson, mais Desmond l’a beaucoup aimé telle qu’elle était et donc je n’ai touché finalement à rien de ce qui était sorti de ces ‘sessions suédoises’. Mais à part cette chanson tous les morceaux du nouvel album ont été composés à Los Angeles.
- Duquel de vos albums dirais-tu que Humanity – Hour 1 se rapproche le plus?
- Je ne sais pas trop. Je viens de lire un article dans Rock Hard Allemagne (après plusieurs mois de stress nous avons enfin les premières réactions des journalistes et des fans), et cet article dit que même s’il serait aberrant de comparer des albums comme Love at first sting et Humanity – Hour 1, notre nouvel album est un lien parfait avec nos meilleurs albums des années 80, mais avec un son moderne et dans l’air du temps. Je trouve que c’est un compliment formidable ! Tellement de temps s’est écoulé entre ces deux albums, le monde a tellement changé que c’est comme si nous vivions sur une autre planète maintenant ! Et pourtant nous voilà, avec un nouvel album. Notre but est de faire de ce nouvel album un nouveau classique, et non pas un album parmi d’autres Nous ne savons pas ce que le futur nous réserve, mais nous sommes sur d’une chose : cet album est notre 21ème, et nous ne pouvons pas nous permettre de sortir un album juste bon. Nous ne voulons pas que les gens pensent que cet album ne vaut pas le coup et que nous ferions mieux de prendre notre retraite. Après tout, pourquoi sortons-nous un nouvel album ? Nous avons déjà tellement de classiques, et lorsque nous faisons des concerts nous nous éclatons, nous nous faisons plaisir, cela nous procure une immense énergie. Partout où les Scorpions jouent, ils mettent le feu. Et nous remarquons que les fans du groupe reviennent en force, même en France, et cela nous fait vraiment super plaisir ! Mais pourquoi nous embêter à enregistrer un nouvel album studio, POURQUOI ? ? ? (rires) La seule chose que nous avons pouvons légitimement faire et de sortir un album extraordinaire, un album que personne n’attend d’un groupe qui a plus de 35 ans de carrière et qui a déjà sorti tellement d’albums qui ont marqué l’histoire du rock. La seule façon pour nous de revenir est de revenir avec un album qui fera que les gens se diront ‘wow, c’est fantastique ! Je ne m’attendais pas ça de leur part !’ C’est ce que nous souhaitons provoquer comme réactions avec ce nouvel album, et j’espère que les gens l’apprécieront autant que nous (nous sommes vraiment très excités à l’idée de savoir comment les gens vont réagir). Nous sommes impatients de le promouvoir en concert. Pour nous enregistrer un nouvel album nous permet de raviver le feu qui brûle en nous.
- Uli Jon Roth jouera avec vous lors de vos quatre shows en France. Vos fans seront très contents de le voir, mais pourquoi avez-vous décidé de l’inviter à nouveau?
- Tout simplement parce que pour nous Uli représente la connection parfaite entre le passé et le présent. Je me rappelle le concert à Colmar en 2005 et de la liesse des fans de voir Uli jouer avec nous, qui était communicative, nous étions nous aussi très excités sur scène! Ce n’était pas forcément gagné d’avance, car Uli était très occupé avec sa propre carrière et n’avait pas vraiment eu l’air très emballé à l’idée de jouer de nouvau avec nous. Mais après ce concert, il a vraiment était convaincu et c’est pour cela que nous avons ensemble décidé d’aller encore plus loin en jouant au Wacken l’an dernier. Nous ne savions pas si les metalheads allaient réagir positivement à cette réunion, mais ce show a été un énorme succès!
Ce concert, pour lequel nous avions également invité Michael Schenker et Herman Rarebell, a vraiment été très positif pour nous, et il va bientôt sortir en DVD, nous sommes actuellement en train d’y travailler.
Du coup nous allons donc jouer de nouveau avec Uli en France, et Michael nous rejoindra quant à lui sur quelques dates britanniques. Ce sont des joueurs de guitare légendaires, et nous sommes très heureux qu’ils fassent de nouveau partie de la famille Scorpions le temps de quelques concerts.
- Combien de morceaux allez-vous jouer ensemble sur scène? Peut-on espérer certaines raretés (tout du moins en concert) des 70’s comme This is my song ou The sails of Charon?
- Eh bien nous jourons Pictured life, Dark lady…We’ll burn the sky bien entendu (impossible de ne pas la jouer avec Uli sur scène), et aussi quelques morceaux que nous n’avons pas joué depuis au moins…attends, laisse-moi réfléchir…oui, 30 ans! (rires). Il y aura quelques surprises, que je ne peux pas te dévoiler, mais je peux te dire que nous jouerons certains titres qui n’ont jamais été joués live auparavant! Cela est vraiment un challenge pour nous de nous frotter à nouveau à du matériel vraiment ancien, comme Fly to the rainbow. Et en même temps nous sommes très excités à l’idée de jouer ces morceaux en compagnie de chansons de Humanity – Hour 1.
- Cela fait respectivement 11 ans et 3 ans que James Kottak et Pawel Maciwoda sont dans le groupe. Mais nous les entendons très rarement s’exprimer. Les considérez-vous comme des membres du groupe à part entière?
- Bien sur, il font totalement partie de l’équipe Scorpions, mais il y a un côté artistique et un coté business des choses. Pour ce qui est du côté artistique, James et Pawel font totalement partie du groupe, mais pas pour le côté business. Mais si tu regardes tous les vieux groupes comme kiss ou les Rolling Stones, tu remarqueras que la situation est la même partout. Nous avons une histoire très longue, il est donc impossible que quelqu’un qui a rejoint le groupe il y a trois ans soit considéré de la même façon que Rudolf Ou Matthias. Il y a donc ce petit fossé, cette différence qui est là, que nous n’aimons pas mais qui fait partie du système. Tu ne peux pas ne pas prendre en compte le côté business des choses, en particuler en ces temps où l’industrie musicale est mise en danger par les téléchargements illégaux. Nous devons prendre le côté business en compte, car enregistrer un album comme Humanity – Hour 1 coûte beaucoup d’argent. Mais au niveau artistique James et Pawel sont très importants pour le groupe, ils sont partie intégrante de la famille.
- Tu as écrit bon nombre de chansons seul, comme Wind of change, Kiss of borrowed time ou But the best for you. Il ne t’est jamais venu à l’idée d’enregistrer un album studio ?
- Je pense qu’enregistrer un album solo lorsque tu fais partie d’un groupe nécessite une vraie raison artistique. Tout ma vie est dédiée à Scorpions, et je peux te dire que faire partie de ce groupe te donne largement de quoi t’occuper 7 jours sur 7 et 24h/24. Nous parcourons sans cesse le monde pour faire des concerts, nous enregistrons des albums, etc etc…Donc je n’ai ni le temps ni l’envie réelle d’enregistrer un album solo, et je ne me pense pas que cela me rendrait plus heureux de voir mon nom seul apparaître sur une pochette d’album. J’ai toujours mis le meilleur de moi-même dans les Scorpions, et je ne pense pas qu’il y ait de la place pour quoi que ce soit d’autre dans ma carrière en tant qu’artiste. Et puis, si j’enregistrais un album solo, cela sonnerait exactement comme du Scorpions, la seule différence serait les musiciens.
En revanche quelque chose que j’adorerais faire serait d’enregistrer un album avec d’autres chanteurs que j’apprécie, comme Amy Lee d’Evanescence. Ce ne serait pas nécessairement MON projet, mais plutôt un projet commun qui réunirait différents artistes issus de différentes cultures, et qui serait vraiment différent de la musique de Scorpions. Mais comme je te l’ai dit, nous sommes un groupe très occupé, et les kids du groupe James et Pawel en veulent toujours plus donc nous sommes obligés de partir en tournée ! (rires)
Je pense sincèrement que Scorpions a encore des choses à dire, que nous avons un message à faire passer aux jeunes générations et aux gens qui viennent à nos concerts. Je suis vraiement très heureux de voir autant de petits jeunes à nos shows. Ils ressentent quelque chose dans notre musique qui les fait vraiment vibrer. Avec Humanity – Hour 1 nous essayons de transmettre une énergie positive aux jeunes générations, car ce sont elles qui feront le monde de demain. Nous ne devrions jamais cesser de penser que les choses peuvent changer. Nous savons très bien qu’une chanson ne peut pas changer le monde, mais nous pouvons à travers elle véhiculer un message positif qui peut donner aux gens le pouvoir et la foi nécessaire pour mieux traverser les péripéties de leur vie. La musique est un instrument capable de toucher tous les peuples à travers le monde, et c’est ce que nous tentons de faire.
- Que pensez –vous du travail de Crazyscorps, votre fan-club Français, et de vos fan-clubs en général ?
- Tu sais je t’ai parlé à un moment du ‘côté obscur’ d’Internet, avec le téléchargement illégal, mais par chance il y a également un côté très positif à cette technologie. Personnellement je me rends très souvent sur le net et je ne sais pas comment je pourrais me débrouiller si je n’avais pas cet outil, en termes de communication. C’est vraiment un outil superbe pour rassembler les gens à travers le monde. Je pense que le fan-club Français fait un super boulot. Parfois nous sommes presque jaloux d’eux car ils récupèrent des informations que personne n’a avant eux ! Ceux qui s’en occupent sont futés et très rapides. Nous sommes assez fiers d’eux.
- Il y pourtant eu un petit malentendu avec Crazyscorps à propos de la pochette de votre nouvel album. Les choses sont-elles arrangées maintenant?
- Eh bien il semblerait que lorsque BMG notre maison de disques a reçu l’artwork de notre nouvel album, quelqu’un en France a mis cet artwork sur le net avant que nous le mettions de façon officielle sur notre site. Crazyscorps a eu accès à cette information et l’a donc véhiculée en mettant l’artwork de l’album sur son site. Il y avait des fuites chez la filiale Française de maison de disques qui faisait que toutes les informations concernant notre nouvel album, notamment la tracklist, se retrouvaient assez rapidement sur le net. Et les gens à Crazyscorps ont été suffisaemment malins et rapides pour récupérer les infos qui filtraient et les mettre sur leur site Internet. Mais nos relations avec Crazyscorps sont aujourd’hui tout à fait cordiales. C’est vraiment bien d’avoir un fan-club aussi actif, nous somme très fiers d’eux, et c’est génial de voir qu’après autant d’années, dont certaines ont été assez difficiles à vivre pour nous, nos fans Français nous soutiennent toujours.
Et cette fois les Français vont être favorisés, puisque l’album sort chez vous 11 jours avant le reste de l’Europe et du monde, nous allons faire quatre concerts chez vous, une séance de dédicaces sur les Champs-Elysées…Il y a beaucoup de choses d’organisées , et nous sommes très heureux que les Français soient les premiers à entendre nos nouveaux morceaux, à la fois sur album et en concert. We’re ready to rock ! ! !